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  le blog retraité cgt armentieres

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L'actualité syndicale des retraités CGT 70 Pl.J.Guesde 59280 Armentières TEL 03 20 77 21 92 ou cgtularmentieres@gmail.com


Un mauvais mois d'octobre pour les retraites

Publié par Union Locale CGT d'Armentières sur 6 Novembre 2015, 14:45pm

Un mauvais mois d'octobre pour les retraites

Un mauvais mois d'octobre pour les retraites

Au niveau des retraites complémentaires :

Le premier ministre s’est dit "réjoui" de "l'accord " obtenu sur les retraites complémentaires par trois syndicats (CFDT, CFTC, CGC),  avec le MEDEF. Dans la foulée il a assuré que le gouvernement en accompagnera sa "mise en œuvre".

Depuis maintenant plusieurs années les retraités subissent le gel de leurs pensions "l'accord" entérine le blocage des revalorisations de pensions pour 3 années de plus et reporte au 1er novembre la prochaine revalorisation.


Dans les faits les signataires de l’accord auront entériné une baisse importante du pouvoir d’achat des retraités, reporté de plusieurs années. On sait que les complémentaires représentent environ entre 30% et 60% des revenus des retraités.

Pour ceux qui espéraient partir prochainement en retraite, le Medef leur impose un report du départ en retraite d’un an par rapport à l’âge du taux plein. Quid des 56 % de salariés qui ne sont plus en emploi et pour les femmes dont la pension est déjà en moyenne inférieure de 40 % à celles des hommes et de 60 % pour les femmes cadres.


Au niveau des retraites de base :

Royalement, le gouvernement vient d’annoncer une revalorisation de 0,1% pour les retraites de base. Depuis maintenant trop longtemps les pensions sont bloquées.

Et le gouvernement devrait entendre le mécontentement des retraités. Ils sont plus de 100 000 à avoir signé la carte pétition unitaire. Il devrait aussi s’inspirer du C.O.R. (Conseil D’orientation Des Retraites) du 14 octobre qui montre qu’au fil des années le pouvoir d’achat des retraités n’évolue pas comme l’inflation.


Les modalités d’application de la règle d’indexation sur les prix conduisent à un décalage temporel entre l’inflation constatée et la revalorisation appliquée ; les reports de calendrier de revalorisation entrainent une perte faible mais durable de pouvoir d’achat ; les taux des prélèvements sociaux sur les pensions de retraite ont augmenté, ce qui pèse sur l’évolution des pensions nettes.


Depuis des mois les retraités sont mobilisés pour

• Une revalorisation de leurs pensions ;

• Avec aucune pension inférieure au SMIC pour une carrière complète;

• Le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l’année prenant en compte l’évolution des salaires ;

• L’abrogation des mesures fiscales régressives…

 

DEPUTES ET GOUVERNEMENT DECOUVRENT SUBITEMENT UNE                                          « INSUPPORTABLE » HAUSSE D’IMPOTS LOCAUX TOUCHANT DE NOMBREUX RETRAITES !

Depuis la Loi votée par le Gouvernement Sarkozy, la CGT n’a cessé de dénoncer les coups portés au niveau de vie des retraités par les diverses mesures fiscales : suppression de la demi-part fiscale aux parents isolés ou aux veufs et veuves ayant eu un enfant, imposition de la majoration de 10 % pour les retraités ayant élevé trois enfants, instauration de la CASA de 0,3 %, gel des pensions..

Jusque-là exonérés, 250 000 retraités aux revenus modestes viennent de se voir réclamer le paiement d'impôts locaux (taxe foncière et taxe d'habitation) en raison de l'application d'une décision prise sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Désormais, la demi-part fiscale accordée aux veufs et veuves et aux parents isolés n'est plus prise en compte (à compter de 2014) dans le calcul de l'impôt. Manuel Valls s'est engagé à    « neutraliser l'impact d'une situation aussi brutale qu'injuste ». Il y a urgence, car des personnes percevant à peine 1 000 euros mensuels se sont vues réclamer de 500 à 1 000 euros pour l'année fiscale.

Ces différentes mesures fiscales ont rendu imposables des retraité-e-s qui ne l’étaient pas et a fait franchir à certains le seuil déclenchant le paiement de la redevance TV qui supprime des aides diverses... De plus, comme toute la population, les personnes retraitées ont subi la hausse de la TVA.

Depuis le 3 juin 2014, dans l’unité les Organisations CGT, ont mobilisé des milliers de retraités. Le 1er octobre elle a déposé plus de 100 000 cartes pétitions auprès du Président de la République.

Partout dans le pays, nos Organisations n’ont eu de cesse de demander auprès des Elus, du Président de la République la suppression de ces mesures fiscales, l’arrêt du gel des pensions.

Au fil de ces initiatives, nous n’avons cessé d’informer les médias, trop sourds à nos interventions.

Subitement, Parlementaires, Gouvernement, médias découvrent la gravité de la situation faîte à des milliers de retraités.

D’autre part, n’y a-t-il pas le risque de voir le Conseil constitutionnel casser la décision prise subitement par le Premier Ministre, au nom d’une « rupture d’égalité entre contribuables » ?

Ce qui se passe actuellement montre combien, au fil des années, les Gouvernements sont sourds aux revendications des retraités. Souhaitons que cette subite réaction de la majorité gouvernementale ne soit pas seulement à mettre en lien avec la prochaine échéance électorale !

La CGT n’accepte pas que ces mesures fiscales ne soient que suspensive.

Nous exigeons: Le maintien de la demi-part supplémentaire pour les retraités veufs, veuves ou divorcé-e-s ayant élevé seul-e-s un ou des enfants.

Nous refusons :

  • La fiscalisation de la bonification des pensions des retraités ayant eu trois enfants et plus.
  • La perte de pouvoir d’achat des pensions.

Le 24 novembre, dans toute la France les retraités seront mobilisés une nouvelle fois pour dire NON à une politique qui leur est néfaste.

L'âge de départ à la retraite ajusté selon les voeux du Medef

L'accord sur les retraites complémentaires, validé par trois syndicats (CFDT, CFTC, CGC),  et le MEDEF, se solde par 6 milliards d'euros       d'« économies », réalisées essentiellement sur le dos des retraités et des salariés. Il introduit une nouvelle arme contre le droit à retraite : un bonus-malus qui porte, de fait, l'âge de départ à 63 ans.

18 millions de salariés qui cotisent au régime de retraite complémentaire Arrco et qui sont de fait concernés par les nouvelles règles et parmi eux, 4 millions de cadres qui sont affiliés à l'Agirc.

La facture la plus lourde sera payée par les retraités. Selon l'accord, pendant trois ans (2016-2019), les pensions versées par l'Arrco et l'Agirc seront revalorisées en fonction de l'inflation moins un point (avec une clause plancher pour empêcher une diminution en valeur absolue). Une mesure, déjà appliquée depuis 2013, qui entraîne une perte de pouvoir d'achat. De surcroît, la date de revalorisation est décalée d'avril à novembre. Soit, au total, à l'horizon 2020, une ponction de 3,4 milliards d'euros sur le compte des 12 millions de retraités du privé. Les salariés, eux, sont touchés par l'augmentation du prix d'achat du point, qui provoque une diminution du rendement des régimes, et leur prépare un niveau de retraite complémentaire plus faible qu'aujourd'hui.

La décote aggravera encore les inégalités subies par les femmes

S'ajoute à cela la mise en place, à partir de 2019, d'un mécanisme de bonus-malus. Un salarié disposant de toutes ses annuités et qui voudra prendre sa retraite à 62 ans verra sa pension complémentaire amputée de 10 % pendant deux ans, voire trois. Il n'aura pas de malus s'il travaille un an de plus. Et il touchera un bonus de 10 % s'il prolonge son activité de 2 ans (20 % pour 3 ans, 30 % pour 4 ans). La décote est loin d'être symbolique: la retraite moyenne versée par l'Arrco étant de 313 euros, et de 718 euros pour l'Agirc (régime spécifique des cadres), elle représente un manque à gagner par an de plus d'une mensualité (372 euros à l'Arrco, 852 euros à l'Agirc). Elle pénalisera tout particulièrement les quelque      56 % de salariés qui, au moment de partir, sont déjà relégués hors activité, au chômage ou en longue maladie. Elle aggravera encore les criantes inégalités subies par les femmes, qui partent déjà en retraite huit mois plus tard que les hommes, et dont les pensions sont inférieures de 40 % à l'Arrco et de 60 % à l'Agirc. Le système sera applicable aux salariés ayant eu une « carrière longue » et pouvant actuellement partir à 60 ans. Seuls les retraités dont les pensions sont assez basses pour être exonérées de CSG échapperont à la décote.

CET ACCORD EST UN DÉNI DÉMOCRATIQUE ET UN SCANDALE SOCIAL.

L'âge légal, « c'est toujours 62 ans », les gens « feront leur choix », argue François Hollande. C'est faire bon marché de la contrainte financière qui pèsera sur ce « choix ». C'est aussi ignorer l'aspiration massive de salariés usés par leur travail à partir « le plus tôt possible ». En réalité, cet accord va reporter, pour beaucoup, l'âge effectif de départ à 63 ans. Et il constitue une incitation directe, pour le pouvoir politique, à en tirer les conséquences dans le régime de base de la Sécurité sociale, ainsi que pour la Fonction publique. Le Medef, le dit sans ambages: « L'accord acte qu'il faut prolonger la durée du travail jusqu'à 63 ans », et cela devrait    « faire tache d'huile sur le régime général et celui des fonctionnaires ».

Pierre Gattaz a prévenu: il en ira de même pour l'assurance chômage

Le mécanisme de décote figurera parmi les leviers à la disposition du nouveau régime unifié qui, au terme de l'accord, devrait succéder à l'Arrco et à l'Agirc à compter de 2019. Fixée à 10 % aujourd'hui, elle pourra alors être alourdie au gré des besoins de financement. Le message est clair: il revient aux salariés eux-mêmes d'assurer l'équilibre du régime, soit en travaillant plus soit en touchant une retraite amoindrie. Ils perdent ainsi toute visibilité quant à leurs droits futurs. Avec la disparition de leur régime spécifique, les cadres, eux, sont plongés dans l'incertitude quant à la reconnaissance de leur statut, donc de leur qualification, aujourd'hui liée à l'affiliation à l'Agirc.

Au total, l'effort d'équilibre financier des régimes sera de 6,1 milliards d'euros en 2020, dont 88 % reposeront sur les salariés et les retraités. Le Medef a certes fini par accepter une hausse limitée des cotisations patronales, de 700 millions d'euros. Mais dans le même temps ­ le négociateur du Medef parle sans rire d'une simple « concomitance » ­, il a obtenu du gouvernement Valls une baisse d'un montant équivalent de ses cotisations à la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécu.

Cet accord illustre ainsi l'emprise exercée par le patronat, avec la complicité du gouvernement, sur une protection sociale ravalée au rang de « charge » et de plus en plus transformée, à l'encontre de sa finalité, en variable d'ajustement de la compétitivité. Un patronat qui ne souffre plus la moindre contribution supplémentaire des entreprises (Pierre Gattaz a déjà prévenu qu'il en irait de même lors de la prochaine négociation sur l'assurance chômage). On l'avait vu en 2014, lorsque le gouvernement Ayrault s'était résolu à légèrement augmenter (+ 0,3 %) la cotisation à la branche retraite de la Sécu : peu après, dans le cadre du pacte de responsabilité, il lâchait une compensation au Medef sous forme d'une baisse des cotisations des entreprises à la branche famille.

Les propositions faites par la CGT balayées par le Medef

Durant la négociation, le Medef a balayé d'un revers de la main les propositions faites par la CGT pour financer les complémentaires sans imposer de sacrifices sociaux, mais avec une augmentation de cotisation à l'Agirc et en imposant une contribution spécifique aux entreprises ne respectant pas l'égalité salariale hommes-femmes. Soulignant que cet accord ne prendra pleinement effet qu'à partir de 2019, la CGT appelle les salariés à intervenir d'ici là pour « imposer des alternatives de progrès ».

 

30  000 nouveaux retraités devront patienter pour toucher leur pension

SCANDALE Malgré le décret mis en place en urgence par la ministre de la Santé, des milliers de retraités ne toucheront pas leur pension à temps cette année, a annoncé la Cnav. Motif invoqué, l'afflux de « papy-boomers », mais la CGT dénonce les suppressions de postes dans les caisses de retraite.

Dix-huit mois, quatre pour les plus chanceux. Encore cette année, entre 23 000 et 30 000 nouveaux retraités devront attendre avant de percevoir leur pension, a reconnu le directeur de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav). Pourtant, l'an dernier, ce scandale avait contraint la ministre de la Santé à mettre en place un « droit opposable à la retraite du régime général » pour tout dossier complet et remis quatre mois avant la date du départ, obligeant les caisses à verser au retraité une estimation provisoire de sa pension, en cas de retard.

Un décret inopérant et des situations dramatiques qui auraient pu être évitées

Un nouveau droit qui, selon le directeur de la Cnav, aurait permis de réduire « le stock de dossiers en retard de liquidation », lequel serait       « revenu à son niveau de 2 ». « décret inopérant », dénonce de son côté la CGT, puisqu'il ne concerne que les dossiers déposés après le 31 août et ne prend pas en compte les 36 régimes spéciaux, comme ceux de la SNCF ou de la RATP les professions libérales qui dépendent de la Cipav (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse) et surtout les pensions de réversion, argumente l'organisation syndicale. Or « cela touche essentiellement des veuves qui ont de faibles ressources et dont la réversion est souvent le seul revenu », a relevé la sénatrice communiste du Nord, Michelle Demessine, dans une question d'actualité posée à la ministre de la Santé.

Selon la CGT, 8 000 pensions auraient été versées en retard cette année, rien que pour la Cnav. Autre chiffre cité par le syndicat : sur les 10 764 dossiers en stock, 952 d'entre eux auraient dépassé le délai pour la seule caisse Nord-Picardie. Des situations dramatiques qui auraient pu être évitées. « nous voyons monter les plaintes, a affirmé aux Échos le défenseur des droits. Ces dossiers représentent le tiers de notre activité. »

À chaque fois, les raisons évoquées sont les mêmes : l'afflux de « papy-boomers » retraités ; le surcroît d'exigence dans les justificatifs de dossiers de retraite ; et aussi la possibilité depuis 2012 d'un départ anticipé dès 60 ans pour les « carrières longues » ouverte par François Hollande. Si ces « difficultés » ne sont pas nouvelles, le défenseur des droits affirme qu'en revanche « un sentiment d'exaspération de la part des assurés » est plus « tangible ». Évidemment, par téléphone, on ne peut joindre personne à la caisse de retraite et elle ne répond même pas aux  mails. Un problème également soulevé par la sénatrice communiste du Nord, qui dénonce « les effets du tout informatique ... , les fermetures des accueils et autres permanences dans les territoires. Il ne s'agit pas de refuser le progrès mais dans le social, l'humain, je crois, restera toujours une valeur à préserver ». D'autant que les moyens humains nécessaires pour assurer le traitement et le paiement des dossiers de retraite en suspens n'ont pas augmenté, alors que le décret devrait augmenter de 20 à 40 % le travail des agents, explique la CGT. Au contraire, « la Cnav et l'État se sont engagés à réduire les effectifs nationaux de 6 postes, dans le cadre des politiques de restrictions budgétaires imposées par le pacte budgétaire européen, appliqué avec zèle par le gouvernement », dénonce la CGT dans son communiqué.

 

2e rapport annuel du COR : les solutions existent pour garantir de bonnes retraites

Le Conseil d’orientation des retraites vient de présenter son second rapport annuel.

Il faut en effet rappeler que, depuis la loi du 20 janvier 2014, le COR doit adopter avant le 15 juin de chaque année un rapport destiné au Comité de suivi des retraites.

Plusieurs articles de presse, rédigés à la va-vite sur la base de fuites avant la tenue de la réunion du Conseil ont accrédité l’idée que la situation des retraites s’était encore aggravée, laissant entendre que les réformes de 2010 et de 2013 n’avaient pas été assez dures.

La réalité est toute autre. Les résultats présentés dans le rapport, et qui sont comme à l’accoutumée le produit d’un travail important, sont en réalité très proches de ceux présentés l’année dernière.

Le besoin de financement fin 2013 représente 0,4% du PIB, (dont 0,2% au titre du fonds de solidarité vieillesse ce qui montre que le problème tient largement au chômage). Ce besoin de financement peut être rapproché des cadeaux faits au patronat (exonérations de cotisations sociales, CICE, pacte de responsabilité…) qui représentent au total environ 10% du PIB.

Le rapport montre, comme celui de l’année dernière, qu’avec un taux de croissance de l’ordre de 2% à partir de 2020, et un taux de chômage de 4,5%, les retraites reviendraient à l’équilibre à partir de 2025 (2030 avec un taux de croissance de 1,5%).

Si le rapport relève que les retraites moyennes vont continuer à croître, en valeur absolue, il souligne l’ampleur considérable de la baisse du taux de remplacement à la liquidation, qui passerait en dessous du plancher de 66,6% prévu par la loi du 20 janvier 2014.

Ce constat conforte donc les analyses de la CGT.

Il est possible de garantir à tous de bonnes retraites, à condition :

·        D’augmenter les salaires, base du financement des retraites et de l’acquisition des droits ;

·        De réaliser l’égalité salariale femmes/hommes : une étude de la CNAV a montré que si on se fixait un objectif d’égalité salariale en 10 ans, cela rapporterait 10 Mds€ de ressources nouvelles à la CNAV dès 2020 ;

·        D’alléger le coût du capital, qui est la cause principale de la faiblesse de la croissance économique, du chômage massif et de l’atonie de l’investissement.

Un changement de logique économique basé sur ces orientations permettrait un retour au plein emploi et de porter un coup d’arrêt à la baisse du taux de remplacement en revenant à une indexation des pensions sur les salaires (au lieu de l’indexation sur l’inflation qui n’est même pas réalisée, rappelons-le, en 2015).

 

 

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